Je savais qu'un jour...

Je savais qu'un jour...

Je ne peux dire que je l'attendais,
Mais je savais.
Je ne voulais pas qu'il vienne,
Et que de ma vie il advienne,
Dans le froid et la peur réunis,
Sonnant ainsi le glas de ma vie.

Mon coeur souhaitait tant
A ton coeur un amour vivant.
J'aurais donné ma vie pour que tu renaisses,
Pour qu'un grand amour tu reconnaisses,
Pour que tes yeux soient allumés,
De la flamme du désir retrouvé.

Depuis de longs jours j'attendais,
Un signe, un mot, et je tremblais,
Cherchant là dans le ciel cet arc divin,
Qui aujourd'hui s'est éteint,
Cette ligne de lumière
Qui était mon lieu de prière.

J'ai hurlé comme un vieux loup que l'on tue,
Comme un homme jeté au fond d'une rue.
J'ai pleuré les larmes de mon corps,
En te suppliant "pas encore".
Mais tous mes cris sont restés vains,
Je ne vois plus ni avenir, ni lendemain.

Je n'ai pas pu t'apporter ce que tu méritais.
J'ai fermé ma porte sur ta vie à jamais.
Tu es jeune et belle, si emplie d'amour,
Avec ce bonheur après lequel tu cours,
Et moi je n'ai rien pu te donner
Que des larmes et d'immenses regrets.

Je ne penserai jamais que tu vas m'oublier.
Je sais qu'au fond de toi je resterai.
Nos routes se séparent une fois encore
Dans ce silence qui tue mon corps.
Je ne serai plus un poids pour toi
Adieu ma belle, sois heureuse, oublie-moi.

Oh mon coeur, arrête d'hurler que je suis fou !
Arrête de crier que tu l'aimes
Car elle ne t'entend plus du tout
Et quoique nous apporte la vie même,
Je sais que là-haut, je ne sais où, plus loin,
Nous serons ensemble... demain.

Je te souhaite une merveilleuse vie,
Une santé et un bonheur tous neufs, enfin
Je dois boire ma douleur jusqu'à la lie,
Et vivre cet éternel chagrin.

Je t'ai aimé, je t'aime et t'aimerai sans fin,
Ma déesse de beauté, mon ange serein,
Je n'ai plus d'aujourd'hui, encore moins de demain,
Je n'espère plus, ma vie s'éteint.

Je te souhaite, dans un dernier adieu,
De connaître un avenir radieux.
Et les yeux levés, je cherche dans le soleil
Le visage de mon amour, TOI, ma Merveille.



©Stan